“J’ai des clients potentiels. Qu’est ce que je fais ?”

Make it donne régulièrement des ateliers où nous parlons de notre conception de l’entrepreneuriat et de nos méthodologies (Test it en particulier). Alexis et Bryan rencontrent de nombreux entrepreneurs et, en les aidant, acquièrent une expérience toujours plus importante. Cette histoire est tirée du suivi d’un récent cycle de formation.

[Résumé : Nathalie veut devenir entrepreneuse. Son idée part d’un besoin qu’elle a ressenti : elle veut mettre en relation des couturiers professionnels et des clients. Elle bosse depuis 6 mois sur son projet, elle a fait son BMC… C’est le 2e post sur ce blog où on raconte l’histoire de Nathalie. Le 1er est ici.]

Grâce au coaching d’Alexis, Nathalie a arrêté de penser à la technique. Elle a réalisé sa landing page, a dépassé sa peur de l’absence de clients, et elle a fait du digital marketing. Grâce à ça, des clients potentiels se sont rendus sur sa landing page pour trouver un couturier.

Un peu prise de panique, elle a téléphoné à Alexis. “J’ai des clients qui m’ont contacté. Qu’est ce que je fais ?” Elle ne se sentait pas prête. Elle pensait avoir besoin d’une plateforme parfaite… Et pourtant.

Alexis a répondu : “Demain je viens chez toi, j’ai besoin d’un couturier… Comment peux-tu m’aider ?”

Nathalie : “J’appelle un ami couturier.” La réponse est simple, non ?

Dans cette situation, l’important, c’est d’apporter de la valeur aux clients. On leur fournit le service, on fait attention à ne pas décevoir leurs attentes et on voit leurs réactions.

C’est une première étape pour comprendre son marché.

Étape suivante, tester le modèle de revenus

Pour ce premier groupe de clients, Nathalie s’est reposée sur son cercle d’amis. Mais bon, pour croître, son business doit être rentable. C’est le moment de tester son business model.

Elle a cherché et trouvé des couturiers sur Google. Alexis a suggéré de les approcher en annonçant : “Si tu veux, j’ai un client pour toi”. C’est une approche plus sexy que de s’inscrire sur la plateforme pour potentiellement avoir un client plus tard … 3 possibilités pour aborder les couturiers :

  1. “Pour ce client, je demande une commission de 10% de la prestation.” Pour un travail de 100€, Nathalie gagnerait alors 10€. Problème : les transactions sont complexes à traquer, et il faudra se baser sur la bonne foi des gens avant d’avoir une plateforme qui automatise les paiements.
  2. “Combien me donnes-tu pour un client potentiel ?” Ce système de commission à la mise en relation a un avantage : elle ne répond pas de l’accord entre le client et le prestataire. Désavantage : c’est plus dur à négocier car l’apport de valeur est incertain.
  3. “Je suis en train de construire une plateforme, j’ai une offre spéciale pour les premiers fournisseurs : je te donne un contact gratuitement, et si ça t’intéresse, je continue à t’envoyer des clients, en payant soit à la commission, soit à la mise en relation.

Pour arriver à ce résultat, il aura fallu quelques interactions avec Alexis et un minimum de développement.

Conclusion : des chiffres concrets

Grâce aux tests, Nathalie obtiendra des résultats sur lesquels elle pourra développer son business plan et faire des projections sur base de chiffres validés. Quel est le business model qui sera adopté ? L’avantage, c’est qu’on est dans le concret. Ce sont des clients réels pour qui les couturiers travaillent vraiment et reçoivent de l’argent.

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